Quand je m'impose une immobilité becketienne pour faire survenir en moi les visions frappantes, j'agis.
Depuis que je traîne ma rotule cassée, l'immobilité m'est imposée, la pesanteur n'est allégée d'aucun vol.
Je marche avec mes béquilles.
Que les gens vont vite, poussés par quels mauvais dards.
Je termine ma pièce de théâtre : Hollywood Boulevard.
Je me sens vieillir, et contempler ce vieillessement en marche.
Je relis mes notes sur le théâtre...l'histoire du théâtre et ses idéologues.
Je me méfie des paroisses, le rat que je suis préfère les égoûts et les dégoûts.
Ecrire un livre parallèle à celui de Sollers: au lieu de la guerre du goût, la guerre des dégoûts.
L'affaire fourniret.
L'histoire du violeur le chat.
Ecrire un livre ou une pièce sur ces affres...
La chrétienneté criminelle de Dostoievski...
Sexualité nulle pour aujourd'hui: l'abstinence et le renoncement au désir ne conduisent pas forcément à la joie et à la sérénité (idée fausse de notre siècle encore bêtement chrétien, il y'a à trouver une chrétienneté moins bête, comme d'ailleurs un athéisme moins fervent).
Le renoncement dépend de la figure qui la soutient, un dieu, un bouddha surlequel on investit non plus la duperie sexuelle, mais la duperie compassionnelle.
La force de cette duperie peut s'appeller félicité.
Sa faiblesse morale, catéchisme.
Sa trahison crime...etc...
Revue de Presse:
Toujours le calamar mou Calvi (c dans l'air): la manière qu'il a, non de porter le débat mais par ses gesticulations de centrer sur lui l'obstination à montrer qu'il fait le débat. Le débat en lui même devient moins important que la mise en scène de Calvi pour dire: c'est moi qui fait débattre. Le contraire de Taddei qui s'efface, et assume qu'il en sait moins que les débatteurs. Calvi croit qu'il en sait plus...
Tous derrière Menard (de reporter sans frontière)...la question se pose t-elle ?
Débattre sur le Tibet consiste à faire croire que tout se vaut, toutes les idées se valent...au finish nous vivons dans un monde où les opinions s'annulent...par souci de faire coincider les contraires (sans philosophie taoiste, car c'est fait au nom d'une idéologie dominante).
Il faut savoir trancher par delà le bien ou le mal quand on a les poumons qui le permettent, pour le bien contre le mal quand on pense avec sa rate.
Il n'y a pas d'un côté ceux qui ont raison de considérer que le sort dramatique des tibétains hélas ne sera pas réglé par une question de boycott ou non, et ceux qui veulent tout faire pour obliger la Chine à régler la question tibétaine.
Vous aurez compris que la real politique de nos commentateurs pseudos journalistes penchent pour la première option. Leur réthorique compassionnelle ne vise qu'à arguer que le maintient des JO éveillera la Chine. Les morts d'aujourd'hui sont le pari d'une chine plus démocratique demain ? Ils nous poussent à penser comme eux: le réalisme c'est eux. Le réalisme économique sur le réalisme humaniste, oui ??
Pour moi il n'y a pas débat...soit on assume nos convictions soit on se défroque. Tout le reste est marchandage. La chine est derrière le Darfour, la Birmanie, le problème tibétain. Des hommes sont morts, réellement, ce ne sont pas des virtualités ou des concepts rhétoriques. La chine devrait être sanctionnée avec courage.
La question du tibet aurait du faire l'unanimité, imaginez que tous les pays aient décidé de boycotter les jeux, qu'aurait donc fait la Chine?
La question des droits de l'homme, nous le savons, ne fait pas l'unanimité. C'est tout. Il faut dire les choses comme elles sont.
J'aime la Chine érotique de Sollers pas celle qui s'apprête à organiser les JO, cette Chine cancéreuse qui ne parle plus la langue de Wang tch'ang-ling ou de Kao Ki. Voilà c'est dit j'assume ma soi disante démagogie !!
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