Ecoeurement et tristesse dans ce fourmillement d'annêries droitières visant à victimiser le président, pauvre martyr subissant la vindicte provisoire des refoulés du pouvoir, qui se défoulent.
Le "pauvre con", défense légitime d'un homme attaqué.
Rama Yade se victimisant elle aussi de subir le racisme sectaire de la gauche.
La pauvre droite si innocente, si pure, cette droite qui se bat pour que les violeurs, les pédophiles soient enfermés à vie, au nom des crimes qu'ils pourraient bien commettre, coupables de récidiver du fait même de leur nature.
La droite protectrice de ses brebis innocentes quand la gauche milite pour les droits des criminels, en défendant le bénéfice du doute, donc le bénéfice du crime.
La droite qui nous refait le coup monstrueux et fasciste, oui, de jouer avec les peurs, les fantasmes des gens.
Défendre le droit de l'accusé, n'est pas contrer le droit des victimes.
La justice sait équilibrer les deux.
Les français ne comprennent donc rien à rien, ont-ils perdu, ou n'ont-ils jamais eu un sens profond du juste, de l'équilibre, ne savent-ils donc pas, qu'un homme doit avant d'être accusé bénéficier du droit de se défendre, et donc dans l'ordre des choses, du droit aussi de ne pas être accusé en plus du crime commis de crimes virtuels qu'il pourrait commettre.
Comme si la récidive était de facto établi, sans aucune démonstration.
Nous savons qu'au bout de ce vieil hameçon nous guette de vieux appâts, de noirs dérives.
Le but du président est de jouer avec l'émoi du peuple, de détourner les critiques pour se démarquer du Président Bling Bling en redevenant l'homme de la sécurité.
Ecoeurement car les français ne se désolidarisent pas du contenu politique mais de l'emballage présidentiel, la manière dont le papier cadeau est enrubanné.
Petite gymnastique de manipulation de leur crainte, petite mise en scène sur le mode de la victimisation, et le curseur peut repartir à la hausse !
Quand donc les français cesseront de juger la forme et non le fond.
Réveillez vous dormeurs intranquilles !
Réveillez vous.
Les assis ne font pas la France, il doit bien y'avoir une France de marcheurs, de grimpeurs, d'hommes qui avalent les pentes !
Que dirait la droite si Ségolène Royal avait osé le sale con, que n'aurait-on pas dit ?
Excuser le président de sa superficialité, lun trop plein de virilité !
La précipitation n'est pas la modernité ?
Précipitation sur la Shoah, précipitation sur l'avion envoyé en Colombie...mille et une précipitations..précipitation sur l'annonce de Rafales à Khadafi pour justifier la mascarade, précipitation en tout...voilà notre gouvernance actuelle.
Je n'ai jamais eu l'âme socialiste, aucune aspiration gauchiste, manquant en tant que rat d'une vision idéaliste et collectiviste de mon espèce, la sachant parfaitement rat et égoïste, foncièrement préoccupé par ses petits clans et ses fausses frontières.
J'ai le coeur à gauche, les pieds dans le fumier. Et le fumier a ses raisons et ses vues...delà à les épouser !
Etre de gauche par défaut me semble parfaitement défendable, anarchiste par nature, individualiste hédoniste oui, libéral libertin yes, mais de droite: cette vieille chapelle dont nous avons eu à redresser tant de torts.
Que nous n'en ayons pas fini avec cette droite cléricale, imbécile, qu'elle ait profité de ce début de siècle pour nous refaire la morale, le prêche, et qu'elle joue les saintes ni touche quand on l'attaque, quand on la perce au grand jour, cette droite capable de nous dire tout et son contraire, cette droite qui flingua De Gaulle, qui va noue le reflinguer...
Cette droite qui marche à rebours quand il s'agit des taxis, se permet de maigres cadeaux pour acheter des retraités trahis. Ira brosser les chaussures des restaurateurs, et acoquinés aux banques...
Cette droite outrancière qui nous fait la morale quand le plus haut représenant de leur clan est incapable de tenir sa langue, de faire preuve de rigueur, donner l'exemple.
Bling et Bling et monsieur valeurs traditionnelles sont au c½ur d'un conflit, dont la France ne devrait pas être le faire valoir ni le tremblement de terre.
Comme si la France ne devait choisir qu'entre Arthur et la messe à Drucker, comme si la France, ça n'était pas non plus les immigrés, et les gens de peu, les voyous et les putes, les sdf et les sans papier, la France des caissières, la France qui existe au-delà du carcan dans laquelle on l'étouffe : le libéralisme républicain à l'américaine matinée d'une vieille droite maurassienne.
Je suis fatigué d'être déçu par mon pays. Je me demande comment un peuple qui a connu les lumières, se contente bêtement d'acquiescer aux fausses promesses sécuritaires et à la mise en scène de l'autosatisfaction permanente d'un homme qui ne prépare l'avenir de la France, mais son propre avenir.
Quelle part prenons nous chacun dans la violence que nos sociétés contiennent, répriment et libèrent ?
Quelle part prenons nous dans le confort indifférent d'où naissent nos monstres inquiétants?
Que vaut cette droite qui s'occupe de valeur morale au lieu de s'en tenir à la liberté, à la confiance profonde que la droite libérale d'hier, du début plaçait dans l'individu.
Le libéral d'avant n'était pas doublé d'un religieux !
Faire confiance dans l'individu ou pas !
Le socialisme lui croit en la collectivité, au moins c'est assumé.
La liberté individuelle est regardée avec méfiance.
L'Etat est son garde fou.
Si le socialisme se méfie autant de la religion, c'est qu'elle libère l'individu de ses devoirs envers l'Etat, en le subordonnant en premier lieu à sa foi et à son Dieu.
Pour le socialisme le projet est collectif et étatique, 'individu peut vivre son individualité dans le cadre fixé par l'Etat.
Le socialisme est une mère protectrice, la droite un entrepreneur hélas à la solde de l'église. Un père castré
Le libéral réel n'a jamais eu lieu, comme le marxiste réel n'a jamais eu lieu.
Ils ont trop tôt dévié l'un vers un libéralisme à vertu moral et protectionniste, l'autre en excès d'étatisme.
Il me semble tellement évident que la marche imparfaite du socialisme est le socle à partir duquel on doit penser l'idéologie moderniste de demain, en y associant la notion toute sartrienne de responsabilité et de liberté: un socialisme oeuvrant au désenclavement de l'obsession étatique.
Le socialisme s'il devait triompher ne pourrait se faire que par la seule force de l'individu libre et responsable. La générosité est un pacte avec soi même, un calcul gagnant de soi avec soi même, ou l'autre, l'attention à l'autre devient la plus value de nos richesses toutespersonnelles (voir la sexualité taoiste).
Le don de soi ne s'impose pas.
Ce qui tue le socialisme est son obsession dans la croyance dans l'état, sa religiosité indirecte !
L'interdépendance qui marque la tutelle de l'individu à l'état est une forme de manque de confiance originelle, en l'individu, presque hobbsien, dont le socialisme doit se défaire.
Et ce qui marque la régression droitière, n'est pas tant sa croyance faussement placée en l'homme, que son obsession conservatrice de meute, quasi génétique de parier sur la perpétuation de son clan, le maintient éternellement subordonné du peuple à sa classe dirigeante et de ses privilèges
Le Bonapartisme n'est que cela, la confiscation des pulsions populistes au service d'un clan d'industriel. Clemenceau jusqu'à Pompidou.
De Gaulle n'ayant fait que se servir d'eux comme levier pour sa vision qui était bien plus haute, aristocratique et non bourgeoise.
Fin de mon cours de politique générale dans un accès de fiévre bubonique!
La pensée m'a reposé de mes nausées. Je décide de sortir marcher sous la pluie. Combien de temps faudra t-il avant que le peuple décide enfin de redevenir souverain et vraiment libéral ?



