Vendredi 23 mai 2008

Vendredi 23 mai 2008
Je remarche sans béquilles,

Beaux
plateaux éthiopiens.
Je suis né en altitude
à Addis Abeba.
J'ai depuis perdu l'usage des hauteurs
En tant que rat de conduits,
spécialiste
en tuyauteries
souterraines.


Relu Schopenhauer, l'erreur schopenhauerienne ou le retour du refoulé.
Le départ est bon.
Puis il se laisse griser par sa découverte et succombe
à d'anciennes croyances, en jouant sur des équations simplistes.

Sur la question de l'individu aussi, il se platonise,
il laisse en lui parler la brèche de la mélancolique chrétienneté,
ou un résidu de la médiocrité aryenne,
l'ombre de la Pureté flotte avec un goût de totalitarisme refoulé.
Il nous dit: Soyons contemplateur ou compassionnel
pour nous sauver de la corrompante volonté de puissance.
Mais pourquoi déifie t-il le désir ? Pourquoi le craint-il comme un totem magique qui serait la cause
de tous les maux. pourquoi cette résonance chrétienne d'un désir qui serait forcément crimineL
Le nazisme sera la version décomplexée de ce refoulé qui ne saurait se réduire ou se disolver dans
d'harmoniques mélodies ou de compassionnels et feintes sublimations.
Il lui faut des cadavres, dès lors qu'on le crée, qu'on y croit.
Nietzche qui avait flairé l'odeur de vieille chair, travaille pour que de ce refoulé il n'y est pas, il n'y est plus.
Comble de l'histoire c'est N qui est accusé de porter en son flanc
une ombre totalitariste, mais N c'est tout l'inverse.
Nietzche ne cherche pas à nous délivrer du Monstre
il veut nous montrer qu'il n'y a pas de monstre
que les seuls monstres que nous nous créons dans le seul but
de nous rêver dans des refuges mamaires, pour le coup
totalisant
survalorisation imaginaire de nous même que permettent
les matries, véritables nations en nous même. Schopenhauer privilégiant la puissance
maternelle à celle du père dont il est hélas le bébé castré.


Revue de presse:
Calvi calamar mou qui a ses mauvais sangs d'encre,
méprisant et condescendant à l'égard du cgtiste
qui tentait calmement de nous expliquer que si les 41 annuité actés
en 2003 ne sont pas accompagnés de mesures
en faveur de l'emploi des séniors nous assisterions à l'érosion des retraites.
Calvi se tournant vers son camarade d'idéologie droitière, le représentant
d'un institut de sondage parfaitement sarkosiste,
dont l'argument répété est de dire que parce que nous avons
voté pour Sarko nous avons voté
pour toutes les propositions contenues dans son programme.
Cet argument est le plus malhonnête qui soit,
largement rabaché
et Calvi s'est permis un : "en plus pour une fois qu'un président tient ses engagements".
L'imbécilité aveugle à ce niveau me sidère.
Notre président s'étant parfaitement assis sur les engagements qu'on aurait aimé là pour le coup le voir tenir (france afrique, politique extérieur irréprochable, mesure franche pour le pouvoir d'achat)..
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# Posté le vendredi 23 mai 2008 03:10

Modifié le samedi 26 septembre 2009 10:52

Mercredi 21 mai 2008

Mercredi 21 mai 2008
L'alourdissement de mon vieux corps, plombante ombre que je traîne dans une plaine à exploirer qui demande un pas léger.

Pourquoi nos chairs s'encombrent-elles de leurs vieilles peaux ?

Je perds le sens des perspectives et des ultras violets, mon pied cherche à retrouver sa mélancolique bêtise.
Les machines à reproduire sont plus fortes que mes déboussolements de sens.

Lu Onfray : "l'archipèle des comètes".
livre gonflant, et goitreux, Onfray à force de rabâcher son prêche hédoniste prend quelques mauvais plis sous le menton. Onfray libère toi d'Onfray ?

Lu Nietzche pour me redonner sous la langue un vin meilleur: défi d'apesanteur. Ouf.

Couché avec Tchouang-Tseu.

La nuit mes manques, l'industrie de mes manques, usinent en sourdine, que puis je faire ? Les désespérantes prétentions d'amour ont réinstallé ma pensée et mon corps à l'usine des mauvaises présences. .
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# Posté le mercredi 21 mai 2008 07:05

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 09:53

Dimanche 18 mai 2008

Dimanche 18 mai 2008
Je suis moins rat ces derniers jours, je vire vers le cheval mongol ? Pourquoi Mongol ?
J'ai trouvé une variation de plaine parmis mes décombres, plaine galopante au lieu de morne plaine!
Bordures de rivages apaches.
Je ne sais plus rien, je me suis joyeusement perdu.

Où sont mes murs et ruines de certitudes ?

Je poursuis mon galop.

Une étendue de silence que je traverse en somnambule viril.


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# Posté le dimanche 18 mai 2008 05:34

Vendredi 9 mai 2008

Vendredi 9 mai 2008
Penser en bas de pente, voilà ce que j'ai trop fait.
Je me donne le temps de grimper sur la branche,
Les parois de la falaise sont abruptes, je manque
d'entrainement.

J'ai fait de l'escrime, j'ai appris la feinte, mais je sais aussi que sans entraînement, sans travail, la feinte elle même se stéréotype]

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# Posté le vendredi 09 mai 2008 04:46

Modifié le dimanche 13 septembre 2009 10:12

Jeudi 1 mai 2008

Jeudi 1 mai 2008
Il y' a des modérations molles, désespérantes, nocives.
Des excès apaisants, modérateurs, et salutaires.
Tout dépend toujours du pour qui nous obéissons.
A quoi obéissent nos modérations, nos excès, nos lâchetés ?


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# Posté le jeudi 01 mai 2008 12:30

Modifié le mardi 15 septembre 2009 10:56