8 aout

8 aout

Est ce que je dois feindre de faire mienne cette idée d'époque, comme on dit IN, que la misère sexuelle définirait notre contemporanéité ?
Dois je presser mon esprit à la maigre équation idiote CAPITALISME égal FRUSTRATION SEXUELLE.

Mon capitalisme à moi m'a nourri de délicieuses rencontres. Certes il n'a pas remplit mon compte en banque, mais jamais limité, enrayé mes aventures sexuelles. Il me semble qu'un autre régime que celui dit capitaliste ne m'aurait pas permis autaut de variétés de plaisirs et de débauche. Sommes nous plus frustré qu'à l'époque de la ruralité et des sodomies zoophiles ? Si le capitalisme a perverti une chose ça n'est pas notre désir et nos sexualités, mais nos égos, nos narcissismes en nous leurrant sur nos possibilités, et nous laissant croire dans nos virtualités.

Historiens à vos plumes...damner le pion à ce postulat imbécile et faux.

La frustration a peut-être crée le Capitalisme pas l'inverse, et quand je parle de frustration, je ne parle pas de frustration sexuelle,
Baisez cinq heures par jour, pendant six mois...vous n'en serez pas moins frustré. Soyez en sur. Regardez Mao et ses mille queues, était-il plus heureux.

Lié la frustration au sexe et une bêtise incommensurable.

La frustration est antérieur au sexe qui en est que la partie emmergée de l'iceberg.

Le désir n'est pas le problème de l'homme contrairement à l'idiote théorie dostoeivskienne, le mal entendu de Schopenhauer relayé par Houellebecq (en piètre lecteur): l'assomant a priori chrétien! En fait aryen.

Le désir sexuel est ce qui fait l'homme, ce qui le mène en tout point, même quand il croit ne plus désirer en se joignant à Bouddha, la sexualité n'est jamais ratée, car même ratée, elle fait son chemin, elle crée, elle invente.

La frustration ne sont que inventions comptables ou d'école. La frustration n'est qu'un frein que nous nous sommes imposé pour ne pas sortir des écoles et des églises. Le désir sexuel est amorale, ni immoral, ni moral, amoral.
Le commerce des hommes et la pensée chrétienne et ses ersatz même scientistes ou laiques perpétuent Schopenhauer en tête l'illusion d'une sainté humaine débarrassée de désir.
L'égo, la tumeur égotique (dénoncé déjà par Stendhal) est seule responsable de la machine à enrayé la force inventive de la sexualité, à condition de comprendre que l'homme, tout comme le manque, la frustration, ne sont que des péripéties sur le chemin de la sexualité du Monde.
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# Posté le samedi 26 septembre 2009 11:35

7 aout

7 aout
Il y'a un livre à écrire sur la relation amoureuse à nos écrivains, des histoires de partouze, de trio, des histoires d'exclusivité. Les livres forment nos sexualités, bien plus que ne feront jamais les émissions de télé. D'ailleurs est ce peut-être là un des réels intérêts du livre: cette dimension si proche de la sexualité.

Ainsi Bataille, m'intinia aux amour dans les cimetières, aux amours devant les commissariats, à une sexualité solaire et provocante défiant la mort et la Loi
Proust m'ayant fait découvrir par une certaine rétention fantasmatique, le pouvoir érotique, masturbatoire des souvenris et des détails.
Sade m'apprit à aimer tous les orifices, à considérer la brutalité comme orgasmique,
Kafka coincida avec les années de sidération, quand la sexualité est menacée par des amours trop haut, vertigineux, Kafka me mit en garde contre le danger du manque, le devenir cafard, la sexualité surveillée.
J'ai bien connu aussi les flagelations dostoievskiennes, les déchirements de saitn augustin, le conflit entre désir et amour...traverser ma période touche pipi de Duras...affronter les sodomies princières de Genet...et appris des Don Juanisme de des évasions Casanovesques...Mishima et les amours tortureux...vu les enchantement chinois de Rimbaud...et souvent raté, vomi une sexualité fast food à la Céline...Flaubert m'a appris la rigueur exigente sans catéchisme...la sexualité réservée aux dimanches et aux jours de fête...et quand Houell a vainement sévi...trop tard j'étais déjà formé.
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# Posté le samedi 26 septembre 2009 11:14

aout 03

aout 03
Nous, les précaires nous savons à quel point la fragilité
de nos existences nous font exiger des shériffs, et des gardes fous, contre les rages infectes qui en nous sont la contre partie de l'injustice de nos situations.

Le confort matériel permet le cynisme! La précarité exige des figures morales.

La liberté et le plaisir pour les précaires sont conditionnés à la Loi qui les encadre, il faut s'en extraire, ne pas craindre pour sa fin de Moi, dompter les ressentiments, les rancoeurs, les frustrations, trouver en soi des forces impossibles, pour une richesse sur soi plus difficile à prendre.
Le cynisme est un luxe de classe.

Sans confort matériel: la liberté, les aventures du Je, sont marqués de crainte et d'égarement.

Il faut n'avoir manqué de pas grand chose pour juger que la sécurité, le confort, les certitudes cotoneuses sont des enfermements.

Chacun pense l'enfermement au regard de ce qu'il possède déjà. Nous manquons tous ou d'une pauvreté ou d'une richesse nécessaire.

La pensée a les pieds dans un sol, et les postures intellectuelles, les sentences philosophiques, ne sont que les résonances du sol où la pensée a mis le pied.

Nous avons parfois préalablement besoin d'une figure de prêtre, et de l'user, d'en abuser, pour ensuite passer à une figure de liberté et de panache.

Nieztche ne s'est jamais remis de tout bazarder, de ne conserver aucun sol à ses pieds, il est devenu aérien, danseur magnifique, il lui manquait la santé.

Dans mes cités, dans mes zones de précarité, la chair n'est hélas pas dansante, les femmes prennent leur sexualité dans un cadre précis et territorial,la sexualité n'est outillée que dans le but de perpétuer le clan, la tribu, l'amour reste encore un contrat avec la horde.

La virilité des hommes est imposée de devoirs et de grimaces.

La plaisir hédonisme y est inconnu.

La liberté sexuelle des milieux plus favorisés, bobo, artiste, subit le problème inverse. Les clichés s'inversent.
La sécurisation est proscrite, le couple ringardisé.
Mais que feraient-ils si on menaçait réellement leur sécurité de confort ?

Il est aisé de moquer les polices quand elles sont de votre côté.





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# Posté le samedi 19 septembre 2009 04:30

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 03:44

aout 2

aout 2
J'ai vécu plus de 20 ans sous le seuil de pauvreté, rat j'ai été, rat je suis encore.
D'abord ce fut par choix, volonté d'un romantisme rimbaldien pubert,
puis par aspiration stoicienne (apprendre à se déprendre, cultiver la force en soi en domptant les besoins et fausses envies), ensuite il a bien fallu travailler (quand mes déesses femmes ont cessé de me nourrir), se loger, payer ses taxes:
vendeur de pizza un jour, hôte d'accueil deux semaines, téléopérateur, téléconsultant...

Je n'ai rien appris sur l'homme que je ne savais déjà, bêtise territoriale, et fascination hiérarchique.

Quand je ne travaillais pas mes journées étaient parfaitement organisées.
Pas d'alcool, pas de drogue, une rigueur implaccable.
Lever 8 ou 9h: écriture.
Puis philosophie: lectures, réflexions, petits jeux de question réponse.
Kant interrogeant Sartres.
Anglais l'après midi!
Promenade canaille.
Ecriture.
Le soir: lecture historique...politique.
Avant de se coucher : un auteur par siècle.
Vers 25 ans, je me suis mis à la biologie, aux mathématiques, et à l'éthologie.!

De tout ça, j'ai accumulé 15 pièces de théâtre,
cinq romans inachevés.
400 poèmes...
Une dizaine de scénarios de films.

Une pauvreté rare, une incapacité à mettre pied dans le monde de l'argent.

Trois de mes pièces ont été jouées.
Antoine Gallimard en a vu une. Il a apparement apprécié mes belles comédiennes...surtout mes comédiennes, plus que le texte, il a eu bien raison!

Petit à petit je me suis dirigé vers le théâtre.
J'ai crée une compagnie de théâtre qui se produit, et qui tourne, dans un anomymat salutaire, puisque l'éventualité de gagner de l'argent me terrifie.

A chaque fois qu'il m'a été donné de réussir, j'ai dématé volontairement, pour couler mon travail et ses possibilités... les basses terres me font peur. L'argent m'angoisse ! Je n'aime que trop l'inconfort et les grosses tempêtes...la paix m'inquiète horriblement!

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# Posté le vendredi 18 septembre 2009 10:23

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 03:48

aout 01

aout 01
Pourquoi me suis je laissé aller si loin du chemin de départ ?

L'archaisme fonde notre pensée, notre esthétisme, notre érotisme.
Nous sommes traversés de continents imaginaires agissant...sur lesquels nous ne sommes plus du tout ou rarement regardant. Redevons les conquérants de ces territories aux possibilités nauséabondes !


Les géographies invisibles sont nos tectoniques identitaires.

La rationalité d'aujourd'hui n'est que maquillage d'une primitive nature qui s'amuse à nous tromper sans cesse sur nous même.


La poésie c'est aller à la rencontre des continents archaiques, de nos tumeurs et de nos ilots de coraux.
La politique devrait se joindre à la poésie, ainsi que la citoyenneté.

La pensée doit livrer sa bile, sa rate, son sexe, puis ses poumons, son air, son rithme cardiaque, le cerveau a sa source dans le périné.

Ne nous croyons pas civilisé qu'en nous sommes sous tutelle d'une pensée qui n'a pas encore rompu avec son colon.

Fin de ma soupe dominicale. Non, je ne remettrais pas d'ordre dans mes idées
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# Posté le vendredi 18 septembre 2009 09:46

Modifié le vendredi 25 septembre 2009 03:48